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Marketing viral à Montréal

Que ce soit à Montréal, Québec, Toronto ou Vancouver, le marketing viral connaît, depuis quelques années, une forte ascension dans les agences de marketing et publicité de la province et du pays. Bien sûr, qui ne rêve pas de maximiser sa visibilité et sa portée sans y perdre sa chemise?

La recette du marketing viral, pour plusieurs, inclut les règles suivantes :

1.    Viser l’émotion forte
2.    Faites quelque chose de surprenant
3.    Ne faite pas trop ouvertement de publicité
4.    Faites des suites (sequels)
5.    Permettez le partage, le téléchargement et l’incorporation (embedding)
6.    Invitez les gens à commenter
7.    Ne bloquez jamais l’accès

Ces éléments sont un bon début, mais insuffisants selon nous.  Pire, ils peuvent se montrer infructueux et même dangereux s’ils ne respectent pas au moins les 3 règles suivantes :

8.    Ciblez d’abord les influenceurs sociaux.  Ces gens, que Seth Godin nomme les sneezers, sont ceux qui vont retransmettre votre message à d’autres et y donner, du coup, une marque d’intérêt ou de crédibilité.  Ce sont aussi eux qui vous serviront de meilleurs amplificateurs et de multiplicateurs de départ.
9.    Restez en lien avec votre image de marque.  Le viral doit être là pour renforcer votre image de marque.  Sans un lien entre votre image de marque et votre message ou campagne, vous propagerez d’abord et avant tout du bruit, des pixels et des dollars perdus.
10.    Choisissez vos luttes virales : ne faites pas du viral simplement pour faire du viral et choisissez les campagnes et les messages les plus porteurs.  Il est important de choisir ses batailles car avec l’effet viral, les messages insignifiants se trouvent eux aussi amplifiés, ce qui peut avoir un effet négatif des plus significatif sur votre image de marque et votre entreprise.

Comme pour toute campagne, il faut aussi, avec le marketing viral, allier la bonne stratégie à la bonne tactique…

From Permission to Engagement Marketing

Seth Godin will be in Montreal on April 22nd. I won't.

Seth Godin is seen as a “marketing god” by many young and innovative marketers. One thing is for certain, however, I will NOT be at his conference in Montreal on April 22nd.

Here is why.

Godin has written books that were challenging, smart, and often ahead of their times, whether we think of Permission Marketing or Unleashing the Ideavirus.

Godin, however, seems more interested in ideas and concepts than in viable, practical and efficient solutions. His theory on the Purple Cow, for instance, says that a company needs to come up with a “remarkable product” (”very good” is not enough, in his mind) if it wants to grab people’s attention. According to Godin, people are too busy and have too many choices today to care about traditional marketing, average companies and average products.

Godin’s position is a nice idea for a perfect world. Unfortunately, life isn’t perfect, products are not always remarkable, and traditional marketing is not always about interrupting people’s lives.

For me and for more and more contemporary marketers, today’s issue is not so much about permission, but about ENGAGEMENT or PARTICIPATION.

Using an integrated multichannel approach, PARTICIPATION MARKETERS engage customers (and their communities) so deeply and respectfully that PERMISSION here is a given. By involving the consumers in the co-creation and co-production of a marketing campaign and experience, and by using a bi-directional and viral-rich strategy, marketers are now building amazingly strong ORGANIC BRANDS.

Between the old school of Marketing and Godin’s school, there is room for an approach both strategic and tactical. Thanks to PARTICIPATION MARKETING and its integration of traditional, interactive and mobile medias, we are now defining a space where we market “with people”, not “to people”.

Après le marketing interactif

Encore un blogue ! Mais pour qui ? Pourquoi ?

Il y a sans doute trop de blogues, j’en conviens. À ma défense, celui-ci est né d’un besoin profond d’aider à actualiser les pratiques du marketing et de la publicité au Québec et dans le reste du pays.

Les grandes agences de communication québécoises et canadiennes voient encore trop souvent l’image de marque comme quelque chose de statique et d’entièrement contrôlable, et le client comme un point fixe à cibler ou segmenter.

Le MARKETING PARTICIPATIF que nous prônons ici est holistique et allie marketing, publicité, communication, contenu et nouveaux médias. Le média, dans cette approche participative des communications, est numérique et multiplateformes, donc jamais uniquement traditionnel, Web ou mobile.

Notre définition du MARKETING PARTICIPATIF, ainsi, est en ligne directe avec le « digimarketing » défini par Wertime et Fenwick dans DigiMarketing: The Essential Guide to New Media & Digital Marketing (Wiley, 2008, p.30):

It happens when the majority, or totality, of a company’s marketing uses digital channels […] enabling marketers to have a continuous, two-way, personalized dialogue with each consumers. This dialogue leverages data from every customer interaction to inform the next, much like a neural network.

Le vrai défi des agences de marketing/publicité et entreprises d’aujourd’hui, en effet, est de troquer :

1- la vision du consommateur et du client passifs pour celle d’un participant co-responsable du contenu de la communication, de l’experience, voire du produit
2- la gestion de marque statique pour une gestion de marque en mouvance

L’important, en conclusion, n’est plus tant d’avoir une approchée intégrée qui mixe médias traditionnels et nouveaux médias. Il importe avant tout de placer le participant en plein coeur/noeud de tout programme de marketing et de communication.

Ainsi va la communication à l’ère des réseaux et des médias intelligents.