Plusieurs voient les services géolocalisés et mobiles (location-based web services) comme étant l’avenir du web.
Que l’on pense à Foursquare, Gowalla, Yelp ou Loopt, ces services ajoutent une intelligence socio-locale significative à l’expérience des internautes et mobinautes.
Ces services géolocalisés, comme le montre une étude publiée hier par Forrester et intitulée “Location-Based Social Networks: A Hint Of Mobile Engagement Emerges”, sont loin d’être utilisés par tous. En effet, plus de 84% des répondants américains ne sont pas familiés avec ce type de services et seulement 4% des adultes branchés (sur le web) utiliseraient ces services. Qui plus est, la clientèle de services ou d’applications géolocalisés serait assez pointue : près de 70% auraient entre 19 et 35 ans, et 80% seraient des hommes.
Comme le Canada est presque toujours en retard sur les États-Unis en ce qui a trait à l’adoption de nouvelles technologies, on peut se douter que la proportion d’adeptes canadiens ou québécois de services web géolocalisé soit encore plus faible ici.
Par conséquent, il serait certes trop tôt pour la plupart des moyennes et grandes entreprises d’investir massivement dans des tactiques de marketing web géolocalisé, à moins biens sûr que les “réceptifs précoces” (early adopters) soient votre clientèle cible. Les “réceptifs précoces”, comme l’ont montré de nombreuses études, ne représentent qu’environ 15% de la population mais ont un très grand pouvoir d’influence sur leur milieu. Et dans un monde où les réseaux sociaux semblent donner de plus en plus de visibilité à ces précurseurs et fervents d’innovation, leur pouvoir risque de peser de plus en plus dans la balance.
